Mémoire de Siaugues
Bienvenue dans la mémoire de la commune de Siaugues Ste Marie en Haute-Loire au sud de l'Auvergne.

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Date de création : 02.12.2007
Dernière mise à jour : 29.06.2014
365articles


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La Mémoire de Siaugues et de ses habitants

Publié le 31/12/2014 à 00:02 par siauguesstemarie

Pour soutenir Mémoire de Siaugues : cliquez ici

 

 vidéo de présentation du blog

 

Bienvenue sur le blog « Mémoire de Siaugues »,  commune de Siaugues-Ste-Marie en Haute-Loire située à la frontière du Velay au sud de l'Auvergne.

 

Ce site est destiné à faire revivre le passé de la commune à travers tous documents, écrits anciens,  photos ou cartes postales anciennes.

Mémoire des hommes, Mémoire des lieux, le blog se compose de plusieurs rubriques qui vous feront voyager dans le passé de Siaugues et de ses habitants, telle une invitation à découvrir ou redécouvrir  la commune sous un autre regard plus éclairé, attiré par les vestiges et les traces laissés  par des siècles d’histoire.

 

Siaugues  d’hier, Siaugues d’aujourd’hui, Siaugues de demain…  autant de visages étonnement différends mais aussi parfois si semblables …

 

Ami visiteur, vous avez la possibilité de laisser quelques mots sur le livre d’or du blog mais aussi d’apporter vos commentaires sur chacun des articles.

Je suis en recherche perpétuelle de tous documents afin de faire vivre le blog et de l’enrichir.

 

Entrez dans la mémoire de Siaugues et des ses habitants …

 

 

Siaugues et ses habitants dans le journal "Le Monde"..(15/02/2010)

Notes sur Siaugues - Le Souffle de la Neira - N°44..(04/2011)

Une personnalité remarquable : Hélène Pauleau  Le Souffle de la Neira - N°45..(09/2011)

Une personnalité remarquable : Hélène Pauleau  Le Souffle de la Neira (suite) - N°46..(12/2011)

 

Concepteur : Gérard Renouf

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Meteo du jour à Siaugues - Etat des routes en Haute-Loire

Publié le 31/12/2014 à 00:01 par siauguesstemarie


     Meteo Siaugues-Sainte-Marie index.jpg

 

 

 

 
 
 

10/12/2013  nouveau lien :  webcams

zoomez sur la carte puis cliquez sur onglet webcam situé à droite de la carte !!

 

Image and video hosting by TinyPic Le site Mémoire de Haute-Loire

 

Jacquemart, spécial centenaire de la guerre de 1914-1918

Publié le 29/06/2014 à 13:50 par siauguesstemarie
Jacquemart, spécial centenaire de la guerre de 1914-1918

Cette année marque le centenaire du commencement de la Guerre de 14-18.

Aucune commune, aucune famille n’a été épargnée par ce conflit mondial auquel plus de 60 millions de soldats ont pris part. Neuf millions de personnes sont mortes, et environ 20 millions ont été blessées.

Pour ne pas oublier, la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale a été crée. Il s’agit d’un groupement d’intérêt public créé en 2012 par le Gouvernement dans la perspective de préparer et de mettre en œuvre le programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Dans ce cadre, la revue langeadoise « Le Jacquemart » publie cette année un numéro « spécial centenaire de la Guerre de 1914-1918 »

Celui-ci se découpe en trois chapitres que sont l’insupportable surenchère, mémoires de poilus et le prix de l’héroïsme.

 

« Le Jacquemart, spécial centenaire de la Guerre 1914-1918 », 2014- N°35

Format 21  x 29,7 - 192 pages - prix de   vente 20€

Plus info :  jacquemart-langeac.fr

 

En  vente à la Maison du Jacquemart, 1 place de la Liberté à Langeac, ouverte dans le cadre de l'Exposition Lucien Jonas, peintre de guerre (1914-1918) les Mardis, Mercredis et Jeudis de 14h à 18h du 1er Juillet au 18 Septembre 2014.

Alphonse Civier, soldat de la grande guerre

Publié le 29/06/2014 à 13:45 par siauguesstemarie
Alphonse Civier, soldat de la grande guerre

Zoom sur un article de la revue du "Jacquemart, spécial centenaire de la Guerre de 1914-1918"

 

Alphonse Civier, soldat de la Grande Guerre (1896- 1918)

 

Cet article a été rédigé à l’aide et autour de quelques unes des lettres écrites pendant la Grande Guerre par Alphonse Civier, soldat natif de Siaugues Saint Romain.

Soldat, il a écrit régulièrement à ses parents. Reproduites dans leur intégralité, parce que ne contenant pas de notations trop personnelles, ces lettres témoignent de ses préoccupations quotidiennes

Ecrivant, dans des circonstances parfois dramatiques, Alphonse Civier a su garder, par égard à sa famille, dignité et maîtrise de soi.

La dernière lettre qu’il a écrite  est datée du 15 juin 1918. Il sera tué dans la nuit du 15 au 16 juin 1918 dans le ravin de Vaux, situé à l’ouest de Port-Fontenoy, en contrebas du plateau de Confrécourt, sur les bords de la rivière Aisne dans le département du même nom.

Doué de qualités littéraires remarquables, (richesse du vocabulaire, style enlevé et absence de fautes d’orthographe) ce courrier dégage une poignante émotion.

Cet article,  fruit d’un travail collectif (Denis Chouvelon, Jean-Paul Defix, Jean-Louis Malfant) contribue bien modestement au maintien de la mémoire d’une page d’histoire de notre pays.

 

Pour en savoir plus : Revue N°35 du Jacquemart, spécial centenaire de la Guerre de 1914-1918, labelisée centenaire

Heberger image

Exposition Guerre : Ciel et Espérance

Publié le 19/06/2014 à 11:03 par siauguesstemarie

Il y a 70 ans, la bataille du Mont-Mouchet

Publié le 12/06/2014 à 12:41 par siauguesstemarie
Il y a 70 ans, la bataille du Mont-Mouchet

Au carrefour de Pinols, en Haute Loire, 32 hommes étaient postés prêts à en découdre avec les Allemands. Le 10 juin 1944, vers 17 heures, les hommes du millième régiment motorisé de la Wehrmacht empruntent cette route. Ils sont au moins 800, missionnés pour l'assaut du Mont Mouchet.

Leur progression sera freinée par les résistants. Mais face aux nombreuses forces allemandes, les maquisards seront tous tués. Au carrefour de Pinols, le 11 juin, il n'y a plus personne pour tenter d'arrêter les Allemands. Le millième régiment motorisé passe devant les corps de ses victimes de la veille.

Les soldats de la Werhmacht arrivent au pont de Crepou quelques minutes plus tard. Là encore, les maquisards se battent avec bravoure mais leurs moyens sont limités. 23 hommes de la 4 ème compagnie trouvent la mort, mais on compte aussi plusieurs victimes côté allemand.

Les soldats du Reich sont bloqués pendant plusieurs heures tandis que les maquisards du Pont de Crépou finissent par s’enfuir. Les Allemands vont passer une douzaine de jours dans la maison forestière qui abritait les chefs du maquis. Persuadés qu'ils seraient arrêtés, tous avaient pris la fuite.

Les Allemands brûleront cette maison dont il ne reste aujourd’hui que quelques ruines. Pour Raymond Duteil, le maquis a duré 18 jours : du 25 mai au 11 juin 1944. Le jeune homme, alors âgé de 19 ans, a réussi à s'enfuir avec ses compagnons en direction de la Lozère toute proche. C'était la fin d'une aventure unique et hautement risquée.

Il espère désormais rejoindre un jour ses copains "qui sont tombés en pleine jeunesse". A 89 ans, Raymond Duteil aimerait que ses cendres soient dispersées au Mont Mouchet.

 

VIDEO

 

Source : France 3 auvergne

Reportage sur les lieux du maquis de Nordine Mohamedi et Bruno Livertoux.

Intervenants : Raymond Duteil Ancien maquisard au Mont Mouchet et Eugène Martres Historien

Le carrefour

Publié le 10/05/2014 à 12:30 par siauguesstemarie
Le carrefour

un clic sur l'image pour l'agrandir !

Le carrefour

Source: vissacauteyrac.centerblog.net

La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ intro

Publié le 26/04/2014 à 17:01 par siauguesstemarie
La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ intro

Article : "La chapelle de Sainte-Marie des Chazes"

 

Texte de Maryse Mezard

 

Photos de François Noël Masson

 

francoisnoelmasson.pixyblog.com

www.auvergne.images-en-france.fr

La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ Partie 1

Publié le 26/04/2014 à 17:00 par siauguesstemarie
La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ Partie 1

Dans une gorge isolée, étroite et profonde, que l'on croit avoir été creusée par la main de Dieu pour servir à la méditation, que siège une Abbaye célèbre qui semble t-il, d'après mes documents, avoir été fondée vers l'an 800, sous Charlemagne, par l'épouse de Claude, Seigneur de Chanteuges, Elle s'est développée considérablement à partir du 10 siècle, avec la bénédiction du roi Louis cinq dit Le Fainéant.

 

Mais, pourquoi une abbaye en un endroit si insolite où seule la nature a tous les droits, où l'Allier fait des siennes avec ses crues imprévisibles, ou la végétation s'exalte au fil des saisons. Pourquoi ?

 

D'après une légende,ce serait l 'œuvre de Saint-Anne. La sainte descendit du ciel pour contempler le sanctuaire élevé sur le Mont-Annis, au Puy en Velay en l'honneur de sa fille (Marie, mère de Jésus). Prise du désir d'en avoir un semblable sur l'Auvergne, elle descendit des cieux,avec dans la main, un marteau appartenant au maître maçon et se posa au sommet de la Durande. De là ,elle lança le marteau à travers les airs, en disant « Où ce marteau tombera,une église s' élèvera !»

 

Et le marteau tomba sur les bords de l'Allier à l'endroit même où fut érigée l'élégante chapelle Romane que nous admirons, aujourd'hui. Voici pour la légende...

 

Donc vous l'aurez compris, ce sanctuaire des Chazes a pour patronne Sainte-Anne. Ce fut d'abord une abbaye, une grande abbaye. Il y eu dans cette abbaye jusqu'à 200 religieuses. Elle prospérait dans toute la vallée allant jusqu'au Gévaudan d'une part et remontant jusqu'au confins de la Durande d'autre part, en englobant les prieurés de Chanteuges, Saint-Arcons, Saint Romain, Saint Julien des Chazes, Charraix, Rageade (dans le Cantal), Venteuges, Sainte Marie des Chazes et même Vorey. Elle possédait des terrains qu'elle faisait fructifier dans toute la région. Des domaines et des terres enlocation. L'abbaye recevait non seulement l'écu symbolique mais aussi: gibier, volailles, laines, viandes de même des céréales, du vin et des fruits. Il faut dire qu'à l'époque la vallée de l'Allier était couverte de vignes et de vergers.

 

A la tête de l'abbaye trônait une Abbesse qui régissait son monastère d'une main de fer. Les religieuses qui y vivaient descendaient toutes de bonnes familles. Elles étaient divisées en deux catégories, d'un côté il y avait les Demoiselles de qualité, toutes roturières, qui étaient là par choix pour une vie de retraite,où celles qu' on enfermait selon la volonté de leur famille ,ou simplement de leur père inflexible qui souhaitait avoir une fille dans la religion. Ces dernières avaient une vie plutôt tranquille, faite de prières et de menus travaux. De l'autre côté il y avait celles qu'on appelait sœurs servantes ou filles blanches : elles ne portaient point l'habit noir mais une robe d'étamine et le voile blanc, elles devaient pour être reçues dans l'abbaye descendre de familles de bonne vie et filles de parents catholiques.

 

Voici la liste nominale des dames qui ont occupé l'abbaye à titre d'abbesse :

(pour obtenir ce titre il fallait faire preuve de six quartiers de noblesses tant du coté paternel, que du coté maternel)

-Blanche de Ceyssac (1213-?)

-Elise de Viry

-Laure de Ceyssac (1221-?)

-Guillemette de Graviére (1235-1255)

-Guillemette de Peyre (1263-?)

-Marguerite d'Allégre (1277-?)

-Marguerite de Laroue

-Isabelle de Langeac (1479-1482 ?)

-Marguerite de Prunet

-Marguerite de Lapénide

-Beatrix de Vergezac (1397-1431) : elle réunit l'abbaye des Chazes, et le prieuré de Saint-Arcons.

-Marie d'Aubiéres (1440-1461) : de la même famille qu'Isabelle de Langeac.

-Marguerite de Tailhac

-Marie de Langeac : elle fit construire plusieurs bâtiments (1461-1475).

-Louise de Canilhac

-Blanche de Langeac : élue abbesse à l'age de 21 ans(1482-1484).

-Antoinette de Chalençon : qui fit de nombreuses réparations(1532-1541).

-Catherine de Chalençon: nièce de la précédente.

-Catherine de Gilbértes

-Gabrielle de Lafayette: elle fit bâtir le Cloitre du monastère.

-Isabelle de Lafayette : nièce de la précédente(1542-1563).

-Madeleine de Foix : elle fit scandale à l'abbaye en prenant la fuite avec un gentilhomme.

-Catherine de Rivoyre : qui fit exorciser, Antoinette Bonnet,diablesse de Boissiéres(1563-1609).

-Jeanne de Beauverger : abbesse lors de l'incendie de l'abbaye en 1645 (1612-1652).

-Agnés de Lastic (1652-1675)

-Françoise de Beauverger, elle fit reconstruire le couvent bien apres l'incendie (1652-?).

-Marie Louise de Montgon (1715-?)

-Jeanne Marie de Charpin de Genestines (1751-1764)

-Marguerite Françoise de Guerin de Lugeac (1764-1776)

-Catherine de la Rochelambert : chassée par la Révolution (1778-1792).

 

Cette liste nominative n'est pas chronologiquement respectée. Il est difficile de retrouver les dates exactes de leur règne, de leur mort.

 

Les armoiries de ces dames étaient :

« D'azur à une croix d'or ancrée d'or, chargée en abîme, d'une merlette de sable »

 

Les abbesses, en fait, usaient plus simplement de leurs propres armes.

Malgré tout le monastère semble s'être écarté de bonne heure de la sévérité des règles instituées par la religion. Il n'y a pas de fumée sans feu et ces jeunes filles nobles et belles dames, enfermées là dans l'abbaye par leur famille pour faire place au droit d'aînesse n'oublient pas leur ancienne vie volubile, sereine et riche. Aussi, leur souvenir les pousse à chercher des loisirs plus légers et plus amusants que la prière.

 

Et pour chasser l'ennui du cloître ces belles délaissées, confiant aux novices le soin de prier Dieu s'amusaient durant leur longues soirées d'hiver à créer des droits sur leur vassaux, des droits complètement extravagants, par exemple, voici l'un d'eux adressé au Seigneur de Saint-Romain :

 

Aux paysans de la paroisse de Saint-Romain, elles avaient imposé la redevance d'une poule blanche et jeune d'un an, pour chaque pièce de terre qu'ils ensemenceraient de raves et au seigneur de ce lieu, pour tout droit de dîme dans sa baronnie, la redevance de quatre perdrix: deux grises et deux rouges. Il devrait lui apporter lui même, vivantes, le jour de Noël, sans épée, sans éperons, vêtu d'une robe fourrée, couvert d'un chaperon de velours et suivi de deux écuyers armés.

 

Les religieuses de haut rang demeuraient dans des demeures séparées, groupées autour du cloître et de la chapelle (d'où le nom des Chazes: casse=habitation). Elles avaient à leur service une sœur servante ou sœur blanche. En 1462, l'abbesse Marie de Langeac fit même soussignée par un notaire une revendication: ces dames avaient droit à une ration d'huile et de nourriture ainsi que du vin et des chandelles.

 

L'évêque de Saint Flour, donnait bien aux prieurs curés, comme on les nommait à l'époque, pouvoirs de juridiction sur les paroisses de son évêché mais aux Chazes c’était l'abbesse. Celle-ci nommait les curés pas seulement de Sainte-Marie, mais aussi de tous les prieurés qu'elle possédait jusqu'à Varennes Saint Honnorat, de même de Venteuges et de Cubelles. Ces deux dernières paroisses relevaient pourtant de l’évêché de Mende. Tous les ans les prieurés s'assemblaient au chef-lieu pour assister aux Chapitres Généraux. Tous les revenus des monastères revenaient alors au prieuré principal, c'est à dire au prieuré de Sainte-Marie des Chazes. Cela vous montre bien la toute puissance de ce lieu dans la région du Haut Allier et même au delà...

 

En Août 1645, un grand incendie dévaste le monastère mais épargne miraculeusement l'église abbatiale ainsi que la Vierge qui daterait du douzième siècle (peu probable?). Cette Vierge Noire est assise sur son trône avec un air grave, sérieux et une attitude rigide et figée. Elle tient dans ses bras son fils. Sauvée des flammes une première fois, elle est mise en sécurité, en attendant les travaux de reconstruction puis posée à son endroit initial.

 

C'est seulement en 1666 que l'on fit reconstruire le monastère avec l'aide d'un architecte de Langeac, mais de l'autre côté de l'Allier à l'endroit où s’élève maintenant l'église et la cure de Saint Julien.

 

1765 : C'est l'année du loup: de la bête du Gévaudan. Le monstre aurait été aperçu dans les bois de Pommier, il aurait même été tué. Marthe Françoise de Guerin de Lugeac, abbesse actuelle des Chazes signe même l'acte de décès de la bête en Septembre, mais celle-ci réapparaît dés Décembre et continue son massacre.

 

1789 : La Révolution gronde sur notre pays.

 

1790 : Catherine de la Rochelambert est la dernière abbesse de l'abbaye, elle dépose le 11 Février conformément au décret de l'Assemblée Nationale du 13 Janvier précédent les revenus de l'abbaye. La déclaration est consignée sur un registre de la mairie de Sainte-Marie des Chazes qui prend le nom de Marie Pénible pendant cette période trouble de la Révolution.

 

1791 : Les commissaires nommés par les révolutionnaires font l'inventaire du monastère et comptabilisent biens, meubles, immeubles et domaines.

 

1793 : Les révolutionnaires s'emparent de l'abbaye, les religieuses s'enfuient. La troupe pénétre dans le monastère, cassant, démolissant tout sur son passage. Un grand bûcher est préparé, on y amoncelle, des meubles, des livres, des parchemins, des titres anciens mais aussi les objets de culte et parmi ces objets la statue de Notre Dame. Tout est destiné à être brûlé au milieu de la place, mais pour la deuxième fois la statue va être sauvée des flammes. En effet, une femme qu'on dit simple d'esprit s'empare de la statue et va la cacher. Quand les révolutionnaires, la questionnent pour savoir où elle pouvait bien l'avoir cachée elle répond inlassablement : «Chercher la !».

On dit aussi que la statue fut cachée dans une famille de Rihlac, commune de Sainte-Marie des Chazes. Laquelle de ces deux versions est la bonne : personne ne sait. En tout cas elle réapparut mystérieusement, dés la fin de la Révolution et elle fut réhabilitée en 1867 en l'église des Chazes. Elle retourne chaque année dans la chapelle des Chazes pour les grandes occasions : le 15 Août et pour le journée du Patrimoine.

 

L'abbaye va être détruite et les pierres vont servir de construction aux habitants des Chazes. Quand à la chapelle il ne reste qu'une ruine dont les paysans des Chazes vont utiliser en tant que grange à foin! Ainsi, que de gâchis a laissé derrière elle la Révolution et combien elle a détruit d’œuvres architecturales, historiques, religieuses et autres... Mais pourtant à Sainte Marie des Chazes on pense à sa reconstruction.

 

1806 : La chapelle est rendue au peuple. Dés 1830 les gens de Sainte-Marie des Chazes se décident à reconstruire la chapelle, et se mettent au travail. Mais très vite à Saint Julien, la colère gronde: la chapelle leur appartient... Des rivalités entre les deux paroisses apparaissent, chacune a de bonnes raisons pour obtenir le lieu de culte. En effet, elle est sise sur la limite des deux communes. Les choses vont loin, jusqu'à l’évêché et devant la perspective d'un procès, les gens des Chazes sont prêts à abandonner, ce joyau d'art roman à Sainte Marie des Chazes. L'affaire semble règle lorsqu'un an plus tard la nouvelle municipalité de Sainte Marie ayant besoin de trésorerie décide de vendre leur acquisition à la commune des Chazes. L'affaire est vite conclue et le 15 Mai 1865 la vente est passée et pour la somme de 500F la chapelle des Chazes est acquise à Saint Julien.

Finalement à Sainte Marie des Chazes on est pas si mécontent : la pente est rude et escarpée pour descendre dans la vallée pour y faire ses dévotions et une nouvelle église est construite depuis 1842.

 

1862 : L'abbaye obtient son classement aux Beaux Arts.

 

1887 : Le pèlerinage reprend et chaque 15 Août, la vierge noire avec son enfant dans les bras traverse l'Allier pour le plaisir des pèlerins.

 

1902 : Des travaux d’entretien sont effectues: on enlève la végétation sur les contreforts de la vallée, le clocher et les joints sont refait.

 

1904 : Suite à un gros orage, le clocher et une partie de la façade s'écroulent.

La restauration faite par les Beaux Arts se termine en 1909.

Le beffroi et les escaliers extérieurs datent de 1932.

 

 

La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ Partie 2

Publié le 26/04/2014 à 16:49 par siauguesstemarie
La chapelle de Sainte-Marie des Chazes _ Partie 2

Ma conclusion sera personnelle et je vous la dédie à vous lecteurs et à vous amis de mon pays et d'ailleurs :

 

Petite fille, je passais

devant toi sans te regarder.

Adolescente, je rêvais

loin de toi, sans y penser.

Adulte, je passais,

prés de toi en osant te regarder.

Aujourd'hui, je vais vers toi,

pour t'admirer.

 

Je t'ai enfin découverte,

toi,si loin de mes rêves.

J'ai osé te regarder.

J'ai osé t'admirer.

J'ai voulu te toucher,

tu t'es laissé apprivoiser.

 

Mes mains ont touché tes aspérités,

mes yeux ont vu ta beauté,

mon cœur s'est emballé,

ma curiosité s'est éveillée.

 

Seule au milieu de tes rochers,

j'ai voulu t'amadouer...

tu es tellement majestueuse,

au milieu de ta vallée !

 

Je t'ai regardé du haut des rochers,

je t'ai admiré du bord de l'Allier,

j'ai gravi tes majestueux escaliers,

mon esprit a été pris de curiosité.

 

Je t'ai cherché dans le passé,

je t'ai trouvé si bien caché,

dans des cahiers d’écoliers,

dans des recueils de curiosités.

 

Ta vie a débuté,il y a plusieurs centaines d'années,

           j'étais bien loin d'être née.

Tu as su mené ta tumultueuse destiné,

           loin de toute curiosité.

Ainsi ton histoire m'a touché et

           j'ai voulu la partager.

Pour apprendre aux autres à t'admirer

           et à te respecter.

 

Romane au milieu des violettes

Majestueuse au dessus de l'Allier

Humble entre les rochers usés

Soumise au milieu des broussailles emmêlées

Tu es merveilleuse de simplicité

Ton histoire ne doit jamais disparaître

Histoire extraordinaire dans des temps non moins ordinaires.

Histoire tumultueuse comme le lit de l'Allier à tes pieds

Histoire faite de légende, de réalité, de cruauté

Histoire de toi, ma belle Abbaye,

à qui je dois bien ces quelques vers

que je te dédie du fond de mon cœur

                       du fond de mon âme.

 

Gardes à jamais ta majestuosité romane

que le temps et les hommes

te garantissent un avenir

pour que tu puisses éblouir

les générations à venir

comme tu as ébloui par ton passé

et ta beauté

mon cœur un peu fané

de la tumultueuse réalité.

 

Merci à Sainte-Anne d'avoir frappée

avec son marteau emprunté

un lieu si plein de beauté.

Merci à Sainte-Anne d'avoir touché

un lieu si isolé, loin de trop grande curiosité !

Avec son marteau emprunté,

il ne pouvait pas mieux tomber !

 

 

Vous pouvez aller la toucher, Curieux

vous l’admirerez de vos yeux

           mais soyez sérieux, Curieux

Elles est fragile comme une fleur posé au milieu

           du désert

Elle est fragile comme une étoile filante que l'on aperçoit

           et qui s’éteint

Respecter la, Curieux, c'est un trésor que le passé

           nous a légué.

 

Maryse Mezard


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